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Manifestation du 08 Novembre à Toulouse : Témoignages.

Publié le par Kayou

J'ai décidé de regrouper ici quelques témoignages recueillis sur facebook, afin de contrer, avec les moyens du bord, la désinformation médiatique ambiante.
Ces témoignages nous en apprennent à mon sens bien plus que les reportages douteux pondus à la va-vite qui ne manquerons pas d'envahir vos écrans et vos journaux.
Ne les laissez pas coloniser vos cerveaux...
J'ai bien plus confiance dans la parole des militants, manifestants, ou citoyens en colère et/ou révoltés, que dans toutes les images suspectes et orientées que les médias érigent en preuvent irréfutables.
Voyez par vous même...

Témoignage de Valentin, présent à la manifestation du 08 Novembre à Toulouse.

"Que c'est il passé le 08 novembre à Toulouse ?
Je m'appelle Valentin, j'ai 17 ans, et je suis pacifiste.
Nous nous sommes tous réunis comme prévu à 14 h place Jean Jaurès.
Nous avions appris la veille au soir -via les médias- qu'elle était interdite.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Rémi, nous nous sommes concertés afin de savoir ce qu'on allait entreprendre. Un membre du NPA a négocié avec la police et 30 minutes après, il nous a appris que la police -via le préfet- nous proposait un nouveau parcours : traverser les allées Jean Jaurès. Premier piège de la journée mais nous ne le savions pas encore. Dans une ambiance bonne enfant, la manifestation avançait dans le boulevard Jean Jaurès, encadrée par des policiers. Second piège. 
Et tout à coup, en plein milieu du boulevard, des camions anti émeute (avec de grandes grilles devant le capot) arrivent et bloquent la manif au milieu du boulevard. C'est là que le piège s'est refermé sur nous : nous nous sommes aperçus que nous étions totalement encerclés. Les CRS et les GM bloquaient le boulevard derrière, devant et sur les côtés. Impossible donc d'en sortir. Alors on s'est tous couchés par terre en signe d'indignation et de non violence. Et là c'est le drame : les CRS lancent une sommation pour que l'on se disperse (alors que le boulevard était ENCERCLE et que l'on ne pouvait PAS partir).
Puis ils chargent sur les manifestants couchés en première ligne : gaz lacrymogènes en pleine face, grenades assourdissantes, coups de pieds, coups de matraques. Nous sommes tous restés couchés en nous tenant les uns les autres mais la douleur était telle que tout le monde a fini partir en courant petit à petit. Pour ma part, j'étais couché devant, en première ligne. J'ai reçu coups de pieds, de matraques, de boucliers, et je ne sais combien de gaz dirigés vers le sol par les CRS. Je suffoquais tellement qu'au bout de 5 minutes j'ai du sortir en courant. La jeune fille à côté de moi est restée 30 secondes de plus et un CRS lui a ATTRAPE LA TÊTE PAR LES CHEVEUX AFIN DE LA GAZER EN PLEIN VISAGE. Pour ma part j'ai couru pour me réfugier loin des gaz dans un coin du boulevard. 
J'ai observé une super solidarité, les gens me croisaient et me donnaient du sérum pour les yeux. Au bout de 10 minutes ça allait (un peu) mieux. J'avais encore les yeux qui pleuraient mais je suis revenu sur les lieux. 
Là, j'ai vu une scène de massacre : des policiers frappaient des manifestants partout, c'était la chasse, le boulevard était bloqué et personne ne pouvait s'enfuir.
J'étais hors de moi et j'ai commis une erreur : je me suis avancé vers un chef des CRS et je lui ai dit toute ma colère, sans violence mais avec beaucoup d'entrain dans la voix.  Il m'a poussé, et j'ai vu son regard vide, sans âme, une seconde. Puis il a levé son aérosol et m'a gazé au visage, j'étais en face de lui, à trois centimètres de son visage. Puis j'ai entendu des gens lui crier dessus et je suis parti car j'avais vraiment mal, j'avais du gaz partout, nez, bouches, yeux, oreilles, cheveux, vêtements... La peau me brûlait, je n'y voyais rien, je me suis effondré. Heureusement des gens m'ont attrapé et m'ont porté jusqu'à chez eux pour que je me rince le visage. La douleur était telle que je voulais qu'on m'assome ! Sur le chemin, j'ai observé une magnifique solidarité. Tout le monde me proposait du Maalox, du sérum pour les yeux, à manger, à boire... J'étais complètement sonné par la douleur.
On a voulu sortir du boulevard mais impossible, j'ai dit que je voulais me soigner, que je ne pouvais plus respirer, et la réponse que l'on a eue c'est : "bien fait pour vous, vous y étiez c'est que vous le méritez, vous y rester maintenant"
On a mis une bonne 1/2 heure a atteindre l'appartement de ceux qui m'ont aidé en passant par des rues dérobées. J'ai mis au moins 45 minutes à m'en remettre. 
Hier soir en rentrant chez moi j'ai voulu me doucher mais tous les gazs qui étaient restés dans mes cheveux ont dégouliné sur mon corps et ça m'a horriblement brûlé. 
La personne qui est venue me chercher à Toulouse avait même du mal à respirer et toussait dans la voiture car j'avais plein de gaz sur moi, on a dû s'arrêter plusieurs fois sur l'autoroute pour aérer la voiture cas il ne pouvait pas condurie !

Bravo à ceux qui sont restés coincés dans le boulevard pendant plusieurs heures dans les gazs et les tirs de flashball.
Cette manif était un piège : les policiers nous ont menti (ce trajet n'a en réalité jamais été autorisé) et en ont profité pour tous nous bloquer dans un espace restreint et nous faire mal. Ils ont attisé la haine en chargeant les manifestants pacifiques couchés par terre. 

Les policiers sont à l'origine des débordements qu'ils ont volontairement provoqués !!

Il faut savoir qu'au début de la manif des gens arrivaient et venaient parler avec les policiers, puis se joignaient à eux afin de "faire régner l'ordre" et ce n'était en aucun cas des policiers. 
Des policiers de la BAC se sont déguisés en casseurs et ont chassé des gens, cassé des vitrines...
Les policiers se sont joints à des inconnus et leur ont prété des casques afin qu'ils tapent dans le tas !! Et ça, je l'ai vu de mes propres yeux !!

Je tiens à remercier les personnes qui m'ont tiré de là car sans elles je ne sais pas ce que je serais devenu...

Si quelqu'un a une vidéo ou des photos de ce qu'il s'est passé, que ce soit au début quand on étaienbt couchés ou à la fin quand le CRS m'a gazé en face de moi, je suis preneur car des journalistes les voudraient.

La peau me brûle encore et ma maison et la salle de bain puent le gaz. Je viens de lancer une troisième machine pour laver mes affaires car le gaz ne part pas. J'ai peur de prendre une nouvelle douche, c'est dire !
Vous pouvez chercher sur youtube des vidéos de ce massacre car il y en a surement.
Merci d'avoir pris la peine de lire. J'espère qu'il y a de quoi prendre conscience de la barbarie des policiers.
Je porte plainte mardi."
Val

Un autre témoignage, même manifestation.

"Bonjour à tous, 
Je suis allés à la manifestation à Toulouse avec des amis et ma copine. Nous avons rejoint toutes les personnes déjà sur place, le point de RDV était à Jean Jaurès à 14 h.
Une personne a pris la parole, un membre du NPA nous expliquait les conditions de la manifestation comme quoi tout d'abord, la manifestation était interdite mais que finalement, nous avions eu l'autorisation d'aller jusqu'à la Médiathèque (moins d'un km plus haut). Nous avons donc commencé la manifestation dans le calme, en marchant, les gens chantaient, les slogans à coups de "police partout justice nulle part", et autres. 
Avant d'arriver à la médiathèque, il y a eu un gros cordon de CRS qui nous a bloqué le passage. La manifestation n'avançait plus. Les gens ont commencé à s'assoir, à chanter, à danser, nous attendions dans le plus grand calme et un pacifisme exemplaire.
(1ère sommation) - (2ème sommation)
Boum, en un rien de temps, les lacrymogènes étaient en l'air, retombant sur nous tous alors qu'il n'y avait eu aucune violence auparavant !

Le début de l'enfer.

Nous avons tous commencé à reculer, pour pouvoir repartir de là où nous venions afin de nous disperser. Et là, surprise, cordon de CRS de l'autre côté, avec les gros camions avec les grilles (anti émeute), chaque ruelle était bloquée par le PSIG et les CRS. Nous étions pris au piège !! Impossible de sortir de cet enfer !! Le gaz flottait dans l'air et nou brûlait à tous les yeux, la gorge, le visage, les poumons... Nous avons été bloqués ainsi pendant plus d'une heure !! Les CRS bloquaient la sortie, et empêchaient quiconque de rejoindre la manifestation. La violence était terrible, les grenades pétaient dans tous les sens... j'ai essayé de discuter avec un CRS en lui demandant de nous laisser passer parce qu'on voulait partir et ne pas subir cet enfer, il m'a répondu "j'ai des ordres"... 
C'est une HONTE !! Le gaz flottait dans l'air, et les CRS ont commencé a avancer des deux côtés afin de nous ressérer et de nous isoler encore plus. Nous ne savions plus quoi faire, c'était horrible.
Des gens ont commencé à courir vers une ruelle ! OUF, enfin une sortie !
Nous avons pu rejoindre cette ruelle, libérée des forces de "l'ordre"...

Enfer !! Partie 2 !

Nous avons donc commencé à emprunter cette ruelle pour pouvoir enfin quitter ce chaos... Certains de mes amis étaient devant, à une dizaine de mètres de moi, courant pour échapper au désastre. 
Et là, à la sortie de la ruelle, le PSIG a débarqué à une vitesse incroyable en courant et en frappant les personnes qui essayaient de s'échapper de cet enfer, à grands coups de matraques. Mes amis se sont fait matraquer dans le dos, sur le bras, et il y en a un qui s'est pris un grand coup de pieds dans les parties intimes !!
De là, notre groupe était séparé, trois ont disparu derrière tout ça et le PSIG nous a dit de faire demi tour "CASSEZ VOUS ! DEGAGEZ !" en frappant leurs matraques contre une grille en métal.
C'était terrifiant !! Heureusement, un habitant de la ruelle nous a sauvés et nous a fait rentrer chez lui, on a attendu que les choses se calment, et nous sommes sortis une demi heure après. 
Plus de policiers (à moins de 500m de nous) mais le gaz lacrymogène flottait dans l'air des rues avoisinantes. un de nos amis s'est fait arrêter. IL N'AVAIT RIEN FAIT !!
Résultat ? Comparution immédiate, on attend des nouvelles...

C'EST UNE HONTE !! LA VIOLENCE POLICIERE EST DE PLUS EN PLUS FORTE ! C'EST SCANDALEUX ET TERRIBLE !

Je ne trouve plus les mots pour continuer... Merci à ceux qui auront pris le temps de lire mon témoignage..."

Alors maintenant, que choisissez vous de croire ? Que choisissez vous de soutenir ?
Est-ce bien le monde dans lequel nous voulons vivre ??
Je me radicalise peut être un peu trop, je ne sais pas, mais je ne comprend pas comment on peu encore oser allumer sa télé, et rester devant dans le confort de ses pantoufles... Je comprend encore moins que l'on puisse continuer à vivre comme si de rien n'était, comme si tout cela était normal. 
CE N'EST PAS NORMAL !! 
A la lecture de ces témoignages, j'ai les larmes aux yeux, de peine et de rage...
Comment peut on rester insensible et cautionner les agissements d'un Etat policier plus proche de la dictature que d'une supposée démocratie ?
Comment quand vos enfants, vos frères et vos soeurs, vos ami-e-s, ou même de vagues connaissances, vous témoignent les violences subies, comment pouvez vous encore vous laisser leurrer par ce qui ne porte même plus de masque ??
Comment peut on encore se satisfaire de son petit confort (qui ne durera pas soyez en certain-ne-s) et fermer les yeux sur l'évidence pour conserver ce qu'on croit être nos libertés, mais qui n'est qu'une longueur de laisse supplémentaire accordée à celles et ceux qui acceptent de jouer le jeu d'un gouvernement vil et avide??
Ne rien dire, ne rien vouloir savoir, c'est se rendre complice.
A bon entendeur !

kayou

Si malgré cela vous restez sceptiques, je vous en prie, lisez donc cet article transmis par Théo Klast : 

"Scènes de guerilla urbaine à Toulouse. Des manifestants lancent des ‪#‎confettis‬ sur les ‪#‎CRS‬."
Voilà ce que j'ai entendu cet après midi sur ‪#‎BFMTV‬. Les médias ont touché le fond, pour sombrer dans une propagande encore plus ridicule, ils vont devoir creuser profond...

AUTOPSIE D'UNE MANIPULATION MEDIATIQUE

L'opération médiatique avait pourtant commencé avec les grands moyens : 2 correspondants sur place, plus les caméramens, camion-régie pour les retransmissions par satellite, et vocabulaire incendiaire, tout y était pour foutre la trouille du peuple...au peuple.

14 heures : les manifs de protestation contre les violences policières de ‪#‎Nantes‬ ‪#‎Paris‬ et  ‪#‎Toulouse se passent "bien", c'est à dire mal pour les propagandistes du pouvoir en mal de "guerilla urbaine" pour faire oublier le meurtre de #‎Rémi‬ : pas le plus petit incident à se mettre sous la caméra ! Hommage digne, minute de silence pour Rémi Fraisse, mort pour que vive la nature, manifestant-e-s de tous âges ayant bravé l'oukase du préfet pour venir dire "STOP AUX VIOLENCES POLICIERES" et stop aux grands projets inutiles et imposés, on ne peut plus pacifiquement. 

15 heures : BFMTV commence à parler de scènes de "guerilla urbaine".
Le seul problème, c'est que les images ne sont pas "raccord" : on voit des CRS gazer des manifestants pacifiquement assis par terre ...

16 heures : les gazs lacrymogènes envahissent les rues de la ville.
Chouette, la télé peut enfin montrer des images de "manifestant cagoulés" puisque tout le monde, manifestants ou pas, se couvre la bouche et le nez pour tenter vaille que vaille de respirer dans les nuages de gazs lacrymogènes répendus par les robocops !

17 heures : là, ça commence à tourner en boucle, l'expression "scènes de guerillas urbaines" ...mais les images ne sont toujours pas en phase avec les commentaires guerriers de BFMTV, on y voit guère que des clowns aux nez rouges, à visage découvert, qui essaient par tous les moyens de montrer leur pacifisme !
Et puis les premiers témoignages arrivent : les CRS ont gazé tout le monde dés 14 h 45, et bloqué la manif entre deux cordons de robocops.
Celles et ceux qui tentaient d'échapper à cette souricière furent frappé-e-s.

Des flics en civil, déguisés en casseurs mais reconnaissables à leurs brassards rouge "police" agressent brutalement des jeunes, on ne comprendra pas pourquoi car BFMTV n'a trouvé aucune violence à montrer !
Ca y est, les "scènes de guérilla urbaine", les "scènes de violences", sont dans la boîte, et peu importe pour les commentateurs parisiens si LEURS IMAGES NE MONTRENT QUE DES VIOLENCES POLICIERES ! (et une voiture ayant pris feu, sans lien évident avec la manifestation pacifique, mais systématiquement associée ! D'après plusieurs témoignages, c'est une grenade lancée par les gendrames mobiles qui a mis le feu à cette voiture : 

https://www.facebook.com/ripremifraisse/photos/a.873344062685349.1073741829.873279399358482/879495168736905/?type=1

Et une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=mg-ZEbPSNJw

Depuis 15 jours, depuis le meurtre de Rémi, les manipulations et les mensonges de l'Etat et des  ‪#‎médias appartenant aux trusts du BTP et de l'armement sont incessants mais DE PLUS EN PLUS FLAGRANTS : 
- durant 48 h après le crime de l'Etat, le gouvernement s'est tu, alors qu'il savait depuis les premières heures que Rémi Fraisse est mort d'un tir d'une grenade offensive DANS LE DOS : http://www.mediapart.fr/journal/france/081114/mort-de-remi-fraisse-la-chronologie-du-mensonge

- pendant 15 jours, le chef de la gendarmerie, le gouvenement, et les médias racontent qu'UNE SEULE GRENADE OFFENSIVE a été utilisée. 
C'est ce qu'on lit dans "Le Monde" qui cite des "sources proches de l'enquête", autrement dit des flics, et ce que racontent toutes les télés.

- le 08 novembre, le directeur général de la gendarmerie nationale Denis Favier contredit la première version officielle : selon lui, 23 grenades offensives ont été tirées dans la nuit du drame entre minuit et trois heure du matin. 23 ! Ce n'est donc pas une seule, contrairement à ce que le pouvoir raconte depuis 15 jours. Mais d'après Médiapart, c'est en fait 400 grenades offensives qui ont été tirées dans la nuit où Rémi Fraisse a été tué :

 http://www.mediapart.fr/journal/france/041114/sivens-400-grenades-ont-ete-tirees-la-nuit-de-la-mort-de-remi-fraisse​

Le 06 novembre, devant 8 millions de français, le président François Hollande ment en direct sur TF1 à propos des grenades offensives, insultant au passage la mémoire de Vital Michalon, mort d'avoir eu raison 22 ans trop tôt : https://www.facebook.com/revoltes.net/posts/10205462904720895

Des flics déguisés en casseurs ont été vus dans plusieurs manifestations, et notament dans celles qualifiées par les médias de "scènes de guérilla urbaine" :
https://www.facebook.com/taranisnews/posts/1541554879391361
http://www.reporterre.net/spip.php?article6522
https://www.youtube.com/watch?v=ppVAKMKBECo

Quelques nazillons tentent d'infiltrer les ZADs. Les vrais Zadistes dénoncent cette magouille puante de l'extrême droite : http://zad.nadir.org/spip.php?article1001 et  http://lahorde.samizdat.net/

Flics en civil déguisés en casseurs dans les manifs, flics qui viennent sur les Zads jouer les révoltés à deux balles pour suggérer des actions impopulaires pour isoler les zads du peuple, médias fliqués, gouvernement qui a menti, je n'avais pas vu un tel degré de manipulation médiatique depuis 1986, depuis la nuit où Malik Oussékine a été assassiné, cette nuit où l'on a vu des drôles de "civils" casqués et munis de battes de base ball tous habillés pareil sortir en rangs et au pas cadencé, de la mairie de Paris ! (cf. emission "Taxi" du 12 décembre 1986, vue sur FR3, comme par hasard disparue RECEMMENT du site web de l'INA dans sa version complète où l'on voit des flics casseurs, mais dont il reste un extrait en ligne : http://www.ina.fr/video/CAC97113031" "

Témoignages vidéo : 

https://www.facebook.com/video.php?v=407609532724268

Là aussi : https://www.youtube.com/watch?v=5_F9RJUPCLo

​Et là, où des passants s'arrêtent pour exprimer leur indignation et soutenir les manifestants : https://www.youtube.com/watch?v=_FqYgD2wstg

 


 

 

 

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Françoise de Salve 10/11/2014 12:21

http://youtu.be/zjq4y6115sg

Marc 10/11/2014 11:14

Dès lors que vous avez appris que la manifestation était interdite, vous auriez dû rentrer chez vous. Il n'y a pas à négocier avec les représentants des forces de l'ordre tels que les policiers, car ils n'ont aucun pouvoir de police administrative. Ils n'avaient pas le pouvoir de proposer un trajet à la manifestation. Et vous n'aviez donc pas à négocier avec eux.
Ce qui vous est arrivé n'est pas que de votre faute, mais lorsque vous contrevenez volontairement à la loi, ou à un règlement, vous devez en assumer les conséquences. Lorsque vous faits un excès de vitesse, vous devez accepter de payer l'amende, et de perdre des points sur votre permis de conduire. Lorsque vous participez à une manifestation interdite, car de nature à troubler l'ordre public, vous n'avez pas à vous plaindre d'avoir été sanctionnés (a fortiori si vous avez été sommés de vous disperser, il vous suffisait de vous disperser par petits groupes, même si les rues étaient barrées).

Kayou 11/11/2014 12:41

Pour info, les manifestations pour le droit à l'avortement en Espagne ont fait changé les choses, sous la pression internationale, le gouvernement espagnol a abandonné le projet de loi. L'effet est rarement aussi immédiat, certes, mais cela peut changer les choses. Libre à certains d'y croire, à d'autres d'être sceptiques.
Je comprend que les perturbations que vous subissez dans votre travail, dues aux manifestations, puissent vous déranger. Malheureusement, satisfaire tout le monde est impossible, et tout changement en cours porte son lot de désagréments.
Personnellement, la perte de nos libertés me dérange bien plus que le reste, et surtout, bien plus que la perte d'un certain confort.
Lorsque nous manifestons, nous ne le faisons pas pour empêcher les gens de circuler ou de travailler, encore moins de vivre. C'est le gouvernement qui est visé, pas nos concitoyens. Si toutefois vous connaissez d'autres moyens de se faire entendre j'aurais plaisir à les connaître, toute idée nouvelle est la bienvenue.
Les lois sont faites pour nous protéger, c'est en cela que nous devons les respecter. Lorsqu'elles deviennent nuisibles, elle perdent à mon sens toute leur valeur.
Les hommes et femmes qui votent les lois ont été élu-e-s par le peuple (du moins une partie...) pour représenter le peuple. Lorsque les lois sont utilisées pour soumettre le peuple, la désobéissance civile devient un droit, voir, un devoir.

Marc 10/11/2014 20:55

Il est louable de votre part de faire circuler ces témoignages. Hélas, toute personne, quelle que soit son objectivité, lorsqu'elle a personnellement vécu une situation, va donner son ressenti personnel. Dans le cas d'une personne qui participe à une manifestation (illégale) "contre les violences policières", évidemment que son témoignage sera partial.
Pour ma part, je considère que les manifestations, les grèves, devraient être une exception. Aujourd'hui, dans ma ville, je subis au moins deux manifestations par semaine (qui, généralement, me perturbent dans mon travail, par ailleurs). Croyez-vous que cela est normal ? Trouvez-vous que le fait qu'une minorité de personnes aient le pouvoir d'empêcher un plus grand nombre de leurs concitoyens de travailler, circuler, vivre, enfin !?
Je suis d'accord avec vous, il n'y a plus de démocratie en France. (Nous avons le tort d'avoir trop longtemps pris cela pour un acquis, alors que de tels concepts ne sont jamais définitivement acquis.) Cependant, quand avez-vous vu des manifestations (a fortiori illégales) faire changer les choses, récemment ? À mon sens, tous ces braves nuisibles se prennent pour des révolutionnaires, et croient en poussant des cris d'orfraie mettre à bas une dictature. Quant à la question de savoir ce qui arrivera le jour où on leur demandera d'ouvrir le feu sur leur concitoyens, il est fort probable que ni vous ni moi ne soyons plus là pour le voir le jour où cela arrivera.

Enfin, pour conclure, si vous êtes prêts à assumer les infractions que vous commettez (j'utilise ici un "vous" au sens large), alors soit. Les troubles à l'ordre public doivent être réprimés, car les lois sont faites pour être respectées.

Dure lex, sed lex.

Kayou 10/11/2014 12:53

Je ne suis pas d'accord... En ce moment toutes les manifestations contre les violences policières se font interdire. Le but est de nous museler et de nous empêcher de parler. Le but est aussi de nous faire peur, en marquant les esprits, et les corps. Si on se plie à ces interdictions, on accepte d'abandonner notre droit à contester les décisions, les méfaits, d'un gouvernement auquel la plupart d'entre nous ne reconnais plus aucune légitimité.
C'est vrai qu'on ne négocie pas avec la police. Mais la police n'a pas non plus à mentir et enfermer les gens dans une souricière. Si tu relis bien, ils ne voulaient d'ailleurs pas que les gens s'en aille, non, ce qu'ils voulaient, et ce qu'ils veulent depuis le début de cette triste histoire, c'est faire mal, et faire peur, sans laisser la possibilité à qui que ce soit de partir. Peu importe comment, peu importe si les personnes en face sont pacifiques ou pas. Ils n'ont pas a attaqué des personnes qui ne les menaçaient.. Alors oui ils ont des ordres...mais jusqu'où obéiront-ils aux ordres ? Si demain on leur demande de nous tirer dessus, jusqu'où obéiront-ils..?
"Une démocratie se définie à sa force de contestation" ... Qu'est ce que c'est que cette démocratie qui ne supporte pas d'être remise en question ?
Si le peuple s'était toujours contenté de se plier à ce qu'on lui permet ou pas, on serait encore au moyen âge... Heureusement que des personnes bravent les interdits, heureusement que certain-ne-s osent encore dire NON, et ne s'assoient pas sur leurs valeurs...
Quant à assumer les conséquences, je pense que nous sommes prêts et prêtes à les assumer... Certains sont en prison suite aux manifs, certains ont pris 4 mois fermes, 6mois fermes, pour des soi-disant violences commises, mais les policiers qui enfreignent la loi depuis le début, qui les condamne ?
Témoigner ce n'est pas se plaindre. Si je fais tourner ces témoignages, ce n'est pas pour les ou me plaindre, c'est avant tout pour contrer la désinformation et les mensonges des politiques et autres...